Pine Ridge Enfance Solidarité

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    18/11/11 : news de la Rez

    18/11/11 : qui sommes-nous ?

    14/11/11: la réserve de Pine Ridge

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La tête de la petite fille de notre logo a été réalisée d'après une photo originale de l'artiste photographe Nicolas Rostkowski.
 
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Ce magnifique cadeau (en 2010)  en récompense de nos actions menées auprès de cette communauté.

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CONFIDENTIALITE :

Toutes les informations  d'identification incluant noms, adresses, n° de téléphone, et les photos utilisées sur nos sites ou dans le cadre de notre programme de parrainage, sont confidentielles et ne peuvent-être exploitées sous aucune autre forme sans l'expresse autorisation de la personne concernée.( les parents devront donner leur accord pour l'usage de toute information concernant leur enfant).

Toute personne qui enfreindrait  cette règle engagera

 sa responsabilité sur un plan juridique et pourra faire l'objet de poursuites pénales en cas d'opposition.

Photos de la Rez :            

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Big Foot Ride 2011 : se souvenir !...Wounded Knee 1890
 
BULLETIN DE JANVIER ( Wiotehika Wi - Lune dure) 2012

Si les problêmes sur la réserve pouvaient disparaître comme au « bon vieux temps » où les troupeaux de bisons traversaient les grandes plaines au triple galop... , alors 2012 serait une belle et bonne année que nous souhaiterions à nos amis de la réserve qu'ils soient de Pine Ridge, d'Oglala, de Wounded Knee, de Kyle ou d'ailleurs.

Mais les difficultés sont là... comme cette Nation, fière et généreuse.Les Lakota sont présents, non seulement dans l'imaginaire de quelques nostalgiques de la conquête de l'Ouest, mais sur cette terre, ancrés comme ces roches millénaires, criant à la face du monde leur envie de vivre et de croire en un monde meilleur.

Depuis maintenant 11 ans, notre association est à leur côté, humblement, fidèlement, sans rien attendre en retour.Nous sommes là, car pour des raisons pouvant dépasser parfois le rationnel, nos adhérents se sentent rattachés à ce peuple... MITAKUYE OYASIN ( nous sommes tous relayés, en langue lakota) ; la formule résonne joliment bien et pour nous à PRES, elle résume notre engagement auprès de ce peuple... et comme eux nous croyons en un monde meilleur ou ils prendraient en main leur destinée pour emprunter le « bon chemin de vie ».

C'est dans cet espoir que débute l'année 2012 et pour tout ce que les lakota nous apprennent au détour de rencontres émouvantes lors de voyage sur la réserve, nous serons, encore et encore, à leur côté.Tous nos meilleurs vœux à nos ami(e)s qui par delà les océans luttent pour exister comme ils l'entendent sur une terre qui furent la leur jusqu'à ce jour funeste d'Août 1492 où un certain Christophe Colomb s'embarqua sur la Santa Maria pour aller à la découverte de terres vierges... qui ne l'étaient que dans sa tête... mais ceci est une autre histoire...

 
 
 
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Ci-dessous, vous trouverez un appel de fond pour le programme chauffage dont bénéficieront des familles lakota de la réserve de Pine Ridge.
Pour toutes celles et ceux qui vivent dans des conditions extêmes, nous vous remercions par avance de votre générosité.
 
 
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BULLETIN DE DECEMBRE (Wanicokan Wi- Lune de la moitié de l'hiver) 2011
 
En premier lieu recevez tous nos meilleurs voeux, pour ces fêtes de Noël et pour l'année à venir. Que ces instants de grande convivialité, propices à passer d'agréables moments en compagnie des personnes que l'on aime ne nous empêche pas d'avoir un regard.... et plus.... une intention pour nos amis de par delà les océans.
 
A cet effet, nous  vous joignons l'appel de notre partenaire, One Spirit, afin de participer à l'aménagement de la" Safe House", à Manderson, construite pour permettre à une vingtaine d'enfants et adolescents de vivre dans des conditions décentes et d'appréhender l'avenir sous de meilleurs auspices.
 

Pour ces raisons et dans la continuité de notre engagement auprès de cette famille, nous serons en cette fin d'année auprès d'elle et apporterons notre participation financière à Bill et Donna, qui depuis des années soutiennent affectivement, matériellement , culturellement cette jeunesse en grande difficultés .

C'est aussi l'occasion de les remercier pour leur dévouement et détermination, permettant à nombre de ces jeunes de recouvrer goût à la vie et trouver des raisons d'espérer dans cet avenir qui en traumatise tant !

Pour soutenir ce programme  :

 

2 possibilités rapides et pratiques.

1) Sur cette page,  cliquer sur : faire un don, via Paypal ; cela vous prendra 2 minutes.

2 )Envoyer un chèque à l'ordre de P.R.E.S ( en précisant au dos : safe house) à l'adresse suivante :

Pine Ridge Enfance Solidarité

24 rue des Boers

06100 Nice

Par avance, un grand merci pour votre contribution à ce programme, sans oublier que notre association étant reconnue d'intérèt générale, tout don est déductible de sa déclaration de revenus selon la législation en vigueur. ( Délivrance d'un CERFA).

 

 

If you send items directly to Donna, please let Jeri know so

those needs can be removed from this list. Thank you!

 

 
BULLETIN DE NOVEMBRE ( Waniyetu Wi-lune quand l'hiver commence)2011
 
 
En vous rendant sur son site :   légendes indiennes - Le blog de yvette bez,  
 
vous découvrirez le superbe talent artistique d'Yvette qui met celui-ci au profit de notre association. Les fêtes de fin d'année approchant, voilà l'occasion d'offrir des cadeaux originaux et en acquérant ces superbes cartes/plumes, d'apporter votre solidarité  humanitaire au profit du peuple lakota... et comme l'écrit si justement Leonard Peltier : " ne vivons pas pour nous mêmes, mais pour cet autre qui est notre moi le plus précieux".
 
Deux  exemplaires de carte anniversaire ( recto verso) dont le produit de la vente est reversé à notre association pour la réalisation de nos programmes :
 
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L'hiver est déjà bien présent sur la réserve et les températures ont récemment chuté en dessous de 0°C. Comme chaque année notre association se mobilise afin de répondre le plus concrètement possible aux préoccupations des résidents de la réserve. Nous publions ci-dessous le texte de nos amis et partenaires One Spirit. Nous nous y associons pleinement et comptons sur votre entière collaboration afin de permettre à un nombre important de familles de passer un hiver dans des conditions un peu moins dramatiques.
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Depuis 4 ans, One Spirit soutient le « Wicasapi ki Tatanka Okolakiciye », un groupe d'hommes Lakota qui recueille, coupe et distribue du bois pour les familles sur toute la réserve. Au-delà de la fourniture et d'un emploi pour ces hommes, il les relie à leurs communautés et leur permet de prendre soin de leur peuple. 

 

 

 

A travers le programme de bois, One Spirit reçoit beaucoup d'encouragement venant de la station locale, Kili Radio, et les appels sont réguliers, provenant de gens qui ont un besoin urgent de chauffage pour leurs maisons.

 

prog boisCette année, en prévoyant les inévitables blizzards qui soufflent sur la réserve, les hommes ont construit un abri permanent pouvant accueillir 40 camions chargés de bois. L'abri permettra de garder ce bois sec et aux hommes de planifier à l'avance les besoins pour les plus nécessiteux.

 

 

 

 

 

 

Par exemple, cette semaine, ils ont livré du bois à une aînée qui brûlait du carton et tout ce qu'elle trouvait pour se tenir au chaud ainsi que ses petits-enfants. 

Une livraison a été faite à un autre aîné qui est confinée dans son fauteuil roulant et qui n'avait pas de bois pour son poêle, sa seule source de chaleur.

Ce sont ces histoires réelles que nous entendons régulièrement au cours des mois les plus froids qui sévissent sur la réserve.

Aidez les Lakotas à rester au chaud.

Faites un don aujourd'hui :

2 possibilités rapides et pratiques.

1) Sur cette page,  cliquer sur : faire un don, via Paypal ; cela vous prendra 2 minutes.

2 )Envoyer un chèque à l'ordre de P.R.E.S ( en précisant au dos : don chauffage) à l'adresse suivante :

Pine Ridge Enfance Solidarité

24 rue des Boers

06100 Nice

Par avance, un grand merci pour votre contribution à ce programme, sans oublier que notre association étant reconnue d'intérèt générale, tout don est déductible de sa déclaration de revenus selon la législation en vigueur. ( Délivrance d'un CERFA).

Pour Pine Ridge Enfance Solidarité

Philippe Creveau

Les fêtes de fin d'année approchant, n'oublions pas que nous mettons en vente, entre autre,   nos calendriers 2012, des cartes/plumes ( voir le superbe diaporama sur la page vidéo) etc...( Pour voir tout cela... et commander :-), rendez-vous sur notre page boutique).

BULLETIN D'OCTOBRE (Canwape Kasna Wi-lune de la chute des feuilles) 2011

 
 
The challenges faced by the Lakota children of Pine Ridge will be covered on tonight's episode of 20/20 on ABC at 10pm/9c. We encourage everyone to tune in and get glimpse into the realities of life on the reservation. Further information can be found on ABC's website.

 
 
En cette rentrée automnale les adhérents de l'association se préparent pour l'Assemblée Générale qui se tiendra, comme chaque année, les Samedi O8 et Dimanche 09 Octobre dans la bonne ville des canuts.
 
Ce sera l'occasion de faire le point sur l'année écoulée et de nous retrouver le soir autour d'un bon repas... payé par les adhérents :-)  et de faire ripailles et bombances après une dure journée studieuse. C'est aussi cela la grande famille  P.R.E.Ssienne, ou nous savons allier la rigueur dans le travail avec  la convivialité et le plaisir de se retrouver ensemble.
 
Préparons 2012 dans le sérieux et la sérénité, avec en ligne de fond et pour la 8eme année consécutive un voyage sur la réserve, à la rencontre de nos amis lakota.
 
BULLETIN DE SEPTEMBRE (Canwapegi Wi - lune quand les feuilles jaunissent) 2011
 
 
Voici un excellent article tiré du Lakota Country Times : (http://www.lakotacountrytimes.com/news/2011-09-28/Front_Page/Reservation_Construction.html)  montrant "que cela bouge" sur la Réserve et que toute cette vitalité économique ne  peut avoir que  des répercussions positives sur la vie quotidienne des habitants. 
 

Reservation Construction

2011-09-28 / Front Page
 
By Tom Crash
Times Correspondent


Loneman School is looking to move into their new school in early 2012 
photo by Tom Crash Loneman School is looking to move into their new school in early 2012 photo by Tom CrashPINE RIDGE RESERVATION – A number of construction projects across Pine Ridge Reservation are working hard to take advantage of the good fall weather before the weather turns around with rain, cold temperatures and ice and snow. Three schools have construction going on, one road construction, a walk/run path, a new administration building and a pallet house.

Shannon County Schools is in the middle of an overall $38 million construction and renovation project with Rockyford costing about $17 million and set for completion in August of 2012 and Batesland represents a $15 million project with students scheduled to move into the new building in August of 2012 then renovations to the older building will get underway.

Loneman School is looking at a January completion date for their new school with the school children moving into the new facility in February.


(above) Shannon County's Batesland School construction should be completed in August of 2012 (above) Shannon County's Batesland School construction should be completed in August of 2012The $20 million plus road construction on Highway 18 from Oglala to Pine Ridge has started its paving phase, the first lift went down towards the end of last week. Although waits for pilot cars seem to get longer, the end of a long and tortuous road project is close at hand.

The OST Transportation Department is close to finishing their walking/run path in Pine Ridge. When completed, the five foot walkway will run from the SuAnne Big Crow Boys and Girls Club east of town to the stoplight at Yellow Bird's; approximately 1.5 miles. Both of the walkways, the one in Pine Ridge and the other one in Oglala will feature lights, probably by early spring of 2012 .

The new Oglala Sioux Lakota Housing administration building has its foundation in and is set for a summer 2012 completion. The pallet house east of Pine Ridge is now closed in.


(above) Shannon County's Rockyford School construction should be completed in August of 2012 (above) Shannon County's Rockyford School construction should be completed in August of 2012Future construction projects include the new criminal justice center south of Pine Ridge, transit shelters in each district and a new double box culvert on the Slim Buttes road.



The walk/run sidewalk from SuAnne Center to the stoplight at Yellow Birds is in its final stretch. The walk/run sidewalk from SuAnne Center to the stoplight at Yellow Birds is in its final stretch.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
BULLETIN  D'AOUT ( Waseton WI - lune quand les fruits sont mûrs) 2011.
L'évènement est d'importance et mérite de figurer en première page de notre site : Russell Means "le vieux Article tiré dehttp://rapidcityjournal.com/news/activist-russell-means-fighting-esophageal-cancer/article_30efc88c-c94d-11e0-9447-001cc4c03286.html#ixzz1VTSOWmmg
 
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Russell Means affirme qu'il a choisi de ne pas subir une chimiothérapie ou de radiothérapie pour combattre sa bataille contre le cancer.Au lieu de cela, il s'appuiera sur les formes traditionnelles indigènes de la médecine et la guérison.«Les gens pensent que la mort est horrible", at-il dit. «La mort est un changement de monde." (Kristina Barker / Journal personnel)

Russell Means: retour en arrière

1970

  • Devient auprès des médias le  porte-parole national du mouvement naissant de l'AIM en confrontant  des Pèlerins costumés lors d'un Thanksgiving reconstitué à Plymouth, au Massachusetts
  • Organise un rassemblement de protestation à Gordon, au Nebraska, suite à la mort de Raymond Yellow Thunder, qui abouti à des inculpations d'homicide involontaire contre les deux hommes.
  • Est arrêté avec 80 autres personnes dans l'émeute de 1973 Custer County Courthouse, finalement purgé un mois de prison pour son rôle dans celle-ci.
  • Organise l'occupation de Wounded Knee 1973 avec Dennis Banks et  Leonard Peltier,  et fait un un siège de 10 semaines qui a fait connaitre l' AIM dans les ménages américains. Un juge rejette les accusations fédérales contre lui pendant un long procès.
  • Est acquitté des accusations d'assassinat en 1975 suite au décès d'un homme lors d' une bagare dans une  taverne.
  • Perd une élection serrée pour la présidence de la tribu des Sioux Oglala à Dick Wilson.

1980

  • Rejoint une tribu pro-américaine indigènes au Nicaragua dans sa guerre contre le gouvernement sandiniste communiste, lui  amenant cette  boutade :  «j'ai combattu les capitalistes et j'ai combattu les communistes."  
     

1990

  • Lance une carrière réussie avec son rôle dans "Le Dernier des Mohicans», finit par apparaître dans au moins 32 films et émissions de télévision, y compris de Disney "Pocohontas" et d'Oliver Stone "Natural Born Killers", ainsi que "Curb Your Enthusiasm. "
  • Publie son autobiographie, «où les hommes blancs ont peur de s'engager."
  • Communiqués de deux albums de musique originale.

2000

  • Echec  à la présidence de la tribu des Sioux Oglala, perdant  face à Theresa Two Bulls.
  • Lancement de la République Lakotah, une tentative de réaffirmer les revendications territoriales d'origine de la nation souveraine Sioux en se retirant du 1851 et 1868 des traités avec les États-Unis.
     

PORCUPINE - Russell  Means regarde  la mort en face.

L'ancien chef de l'American Indian Movement compte neuf tentatives d'assassinat sur sa vie. Il a survécu à bon nombre de dangers, de violences et de nombreuses rencontres avec la mort :  de l'occupation de Wounded Knee  en 1973 aux guérillas au Nicaragua - durant ce qu'il appelle ses « 72 hivers " de  vie.

Mais ces jours-ci, le fier militant âgé de 72  ans, devenu acteur, se bat contre un nouvel ennemi et meurtrier avec un visage différent : un  cancer de la gorge - ou cancer de l'oesophage - qui s'est propagé à sa langue, les poumons et les ganglions lymphatiques. Les médecins ont dit le mois dernier à Russel Means  que le cancer est trop avancé pour la chirurgie.

Même si la chirurgie a été une option, il ne l'aurait pas choisi, car elle signifiait la perte de sa langue et la capacité de parler.

 Russell Means,dit qu'il y a certaines choses pires que la mort. dont la possibilité d'exprimer son avis.

Il a rejeté les traitements proposés  par la médecine traditionnelle basés sur  de fortes doses de radiations et de chimiothérapie qui  lui aurait supprimer  le goût, l'empêchant de parler ou d' avaler normalement.

"Je ne vais pas à m'accrocher à la vie dans ces conditions a t-il dit lors d'une récente interview accordée devant son ranch près de  Porcupine. Les réalités médicales , avec des effets secondaires importants :  alimenté par un tube ou 'être confiné à un fauteuil roulant pour une fatigue extrême, sont "des options inacceptable" dit-il. «Pour moi, de toute façon c'est une condamnation à mort, ou au moins une  séquence de torture."

Un mois après ce diagnostic désastreux, Russel Means   se tourne vers les médecines traditionnelles  autochtones et les cérémonies de guérison spirituelle puisées dans la culture amérindienne qu'il a essayé  de préserver toute sa vie .

Il utilisera  des tisanes et autres plantes aux propriétés anticancéreuses venant de tribus  Mexicaines, ainsi que de  la tribu Ojibway dans le Minnesota. Il reçoit également les traitements du cancer qui sont approuvés en Europe et au Canada mais pas aux États-Unis dans un centre anticancéreux alternatifs à Scottsdale, dans l' Arizona

Charismatique et controversé, Russel Means ne recula jamais devant un combat politique ;  mais il adopte une approche philosophique à la mauvaises nouvelles de sa santé. Il sait que son pronostic n'est pas bon, et il a fait la paix avec cela.

"Je ne vais pas me disputer avec le Grand Mystère», dit-il. La croyance Lakota est que la mort est un changement de monde. Et je le  crois  comme mon père le croyait. Lorsque c'est mon temps de partir, c'est mon temps de partir. "

L'emprise du cancer  sur son organisme se manifeste dans son discours, qui est plus sobre et plus difficile à comprendre. L'homme qui a attiré l'attention des médias du monde entier et d'Hollywood  et acclamé  pour son rôle dans «Le Dernier des Mohicans», est remplacé par un homme plus mesuré , plus légér qui se bat pour garder son poids .

Finies, aussi, ses tresses  qui pendaient sur sa poitrines comme des pistes parallèles  et le symbolisait comme un guerrier Lakota  des temps modernes, aimé par beaucoup et vilipendé par les autres. Mais depuis son  irruption sur la scène nationale au côté de  Dennis Banks, comme le visage public de l'AIM dans les années 1970, chaque photographie prise de lui  par les médias le repésentait avec ses tresses.

Les Lakota croient  que les cheveux détiennent les souvenirs. Les gens en deuil  se  coupent souvent leurs cheveux comme un moyen de libérer ces souvenirs et les gens en eux aumonde des esprits. Russel Means a coupé ses tresses  peu de temps avant de  savoir qu'il avait un cancer, comme un geste symbolique pour montrer qu'il était en deuil pour son peuple.

Je les ai coupé parce que mon peuple se meurt - il meure comme un peuple culturellement distinct.

Mais si ses cheveux sont portés en longues tresses droites ou courts, bouclés et couvert, comme dernièrement- une chose n'a pas changé dans le monde de Russell Means : son dévouement à sa cause et sa passion pour les promouvoir qui ne sont en rien diminués.

Russel Means n'hésite pas lorsqu'on lui  demande quelle est la réalisation la plus importante de sa vie: La fondation de la République Lakotah, dit-il, et le "rétablissement de notre liberté d'être responsable" en tant que nation souveraine à l'intérieur des frontières des États-Unis. Ses efforts pour avoir proposé la reconnaissance de sa nation par la communauté internationale à l'ONU at-il dit, même si elle est ignorée par les gouvernements tribaux près de chez eux, y compris  par sa propre tribu  des Sioux Oglala .

«Je vis dans le ventre de la bête," dit-il, au milieu de l'une de ses enthousiastes polémique politique sur l'effondrement économique, morale et constitutionnelle des Etats-Unis.

Polarisant toujours autant l'attention du gouvernement américain, Russel Meant  continue  de le faire... et peut-être même après sa mort.

"J'ai dit aux gens qu' après ma mort, je reviendrai  comme un éclair». «Quand  la Maison Blanche sera éliminée , ils sauront que c'est moi."

Dans le cadre de sa vision de créer  la république Lakotah, Russel Mean à commencé par créer  une école d'immersion de langue lakota  pour les jeunes enfants dans un  tipi Lakota prototype de trois étages, surdimensionné et installé sur sa propriété. La structure reste inachevée, et l'école n'a jamais augmenté au-delà d'une poignée d'étudiants.

«En raison de notre pauvreté, cela a finalement échoué," dit-il.

Les gens n'avaient pas les moyens  d'amener leurs enfants à l'école et de payerles frais de scolarité, dit-il.

Nous perdons notre langue, et personne ne s'en soucie. Cette réalité culturelle est considèée comme la plus grande déception de sa vie.

Son plaidoyer et ses actions l'ont emmené  sur tous les continents sauf l'Antarctique - un endroit ou il n'a aucun intérêt à voir, dit-il, malgré son amour pour l'hiver dans  Dakota du Sud.

L'hiver dans le Dakota du Sud est ma saison préférée», at-il dit. Mon peuple est stimulé par  hiver. Je suis stimulé par lui. Vous devez venir  en hiver. 

Maintenant, dit-il, il se contente de profiter de sa maison sur la réserve de Pine Ridge. Il se trouve à l'extrémité d'un chemin de terre très défoncée en dehors du village de Porcupine, à quelques miles du site de l'occupation de Wounded Knee, où sa réputation comme un champion qui enfreint la loi pour les autochtones des traités américains et les droits des peuples autochtones a été cimenté.

Il a acheté ce ranch  il ya 11 ans avec l'argent gagné pour la plupart par sa  carrière d'acteur riche de plus de 30 films et apparitions à la télévision. Il le partage avc sa femme, Perle,  depuis  12 ans,  et une vingtaine de  chevaux parmi unefaune abondante.

C'est beau, comme vous pouvez le voir. Très paisible. Cet endroit est un refugede jeu, dit-il.

Après les rumeurs sur ses problèmes de santé apparus sur les réseaux sociaux comme Facebook,Russel Means a opté pour confirmer sa maladie dans une vidéo qu'il a  posté sur YouTube. La  réponse à cette vidéo a été immense, dit-il.  Par téléphone ou par courriel, des gens  du  monde entier  lui ont dit qu'ils prient pour lui.

"Donc, si je bats le cancer, ce sera grâce aux  prières et les médecines indigènes ainsi que certains traitements alternatifs  allemand / Canada.

Une de ces prières, vient de son vieil ami et confrère de l'AIM, Dennis Banks 

"Il m'a appelé. Nous allons nous  réunir dans quelques semaines.

Russel Means  suspecte  que ses détracteurs et critiques, qui sont nombreudx,  sur  la réserve et en dehors, vont "se réjouir"de ses problèmes de santé.

Critiqué par certains de ses compatriotes Américains indigènes  pour son auto-promotion, il est considéré avec dédain par de nombreux agents de police et d'autres pour la violence qui souvent  ont suivi ses protestations.

Il n'a pas pris la peine d'écrire sa propre épitaphe, et il ne se soucie pas ce que les gens disent de lui.

«Si je me souciais ce qu'on dit de moi, je ne serais pas qui je suis», dit-il.

Il rit, mais, en rappelant une histoire du Los Angeles Times qui l'a décrit comme "l'Indien le plus célèbre depuis Sitting Bull ou Crazy Horse."

"Je pensais que Jim Thorpe l'était, at-il dit avec un sourire. "Jim Thorpe était mon héros".

 

 

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Alors que l'été s'égrenne lentement dans la chaleur des grandes plaines, la réserve de Pine Ridge, par l'intermédiaire de l'Oglala Lakota College, met en place une manifestation culturelle qui ne manquera pas de séduire les touristes et permettra, entre autre, au peuple lakota de se plonger dans leurs racines en allant voir une pièce tiré du livre de John Neihardt : Black Elk speaks.

Laissons la place à Tom ShortBull, le président de l'Oglala Lakota Collège, initiateur de ce programme. Il nous parle de « l'Expérience culturelle Oglala », concept totalement nouveau pour la réserve, et qui a fait ses preuves sous d'autres formes et latitudes.

Souhaitons le meilleur pour cette magnifique manifestation culturelle et laissons nous bercer par les paroles de Black Elk. Le saint homme des Oglala Lakota est plus que jamais vivant et porteur d'espoir pour son peuple, en ce début de XXI eme siècle.

L'expériende culturelle Oglala permet à Black Elk de revenir à Pine Ridge.

Black Elk est de retour cette semaine sur la réserve de Pine Ridge, ainsi que Red Cloud, Sitting Bull et Crazy Horse. Les chefs légendaires Lakota sont en vedette dans la pièce "Black Elk Speaks" lors de l'ouverture de l'expérience culturelle Oglala , à l'Oglala Lakota College.

Cet événement estival a pour but de favoriser le tourisme dans la réserve de Pine Ridge, ainsi que sensibiliser les non-autochtones à la culture lakota.

Le président de l'Oglala Lakota College, Tom Shortbull réalise ce programme après avoir visité le centre culturel polynésien à Hawaï.

Cet endroit est devenu un lieu incontournable , cotoyé par les visiteurs explique Tom Shortbull. Donc, nous souhaitons le même résultat ici et renforcer ainsi le tourisme dans le Dakota du Sud tout en permettant aux non-Indiens d'en apprendre plus sur le peuple lakota.

Tom Shortbull, Président de l'OLC

Dans le même temps, l'économie de la réserve de Pine Ridge sera amélioré dans son ensemble, ainsi que pour chacun des résidents.

L'expérience culturelle Oglala impliquera les artistes locaux Lakota, commente Tom Shortbull. Elle combine les activités traditionnelles ( tir à l'arc, conte, danse, travail de perlage, de porc-épic, avec des plume, du maquillage) et une présentation théâtrale , adaptée du livre : Black Elk Speaks.

Écrit par John Neihardt ., «Black Elk Speaks" est basé sur les conversations que l'auteur a eu avec le chef spirituel Lakota Nicholas Black Elk en 1930 et 1931. Le livre comprend les visions de Black Elk, des informations sur l'histoire des traditions, culture et cérémonies Lakota,, ainsi que la chronique de la vie longue et riche du leader Lakota.

Larry Swallow joue le rôle de Black Elk. Agé de 49 ans, l'acteur Lakota a été impliqué dans des productions de la pièce pendant les années 1990, à Denver et Los Angeles. Il dit que la version OLC de «Black Elk Speaks» a été ré-écrite à la demande de Tom Shortbull afin d'y inclure plus d'informations sur la culture lakota.

Swallow a ré-écrit la pièce en un acte qui commence avec l'histoire de la création des Lakota. La pièce se concentre ensuite sur Black Elk révélant l'histoire, la culture et les traditions du Lakota à son petit-fils, Hoksila, qui ne veut rien savoir de la culture lakota.

Il ne parle pas la langue de Lakota. Il ne sait pas comment chanter , raconte Swallow, notant que la pièce se déroule durant les premiers jours de son entrée au pensionnat. Donc, Black Elk choisit ce moment pour commencer à lui expliquer cette culture.

Les membres de la communauté de Black Elk se joignent à la narration en jouant les rôles de Red Cloud, Sitting Bull, Crazy Horse, et même le lieutenant-colonel George Armstrong Custer, joué par Gary Christenson, un Amérindien.

Swallow écrit également sur un personnage appelé la femme taupe , qui représente la Terre et la prière Lakota, ainsi que d'un personnage représentant la Femme Bison Blanc. Quant à être en mesure de jouer le rôle du chef légendaire Lakota, Swallow dit qu'il s'y préparait depuis longtemps.

Il ya vraiment un sérieux manque de responsabilité sur la réserve quand il s'agit de perpétrer notre culture, fait remarquer Swallow. Cela est dû en majeur partie à l'assimilation et la christianisation de notre peuple. Beaucoup de gens ont relégué notre culture à la religion et l'ont transformé en rituel. En réalité, c'est plus comme un développement social de nos jeunes filles et nos jeunes garçons. "

Cela dit, Swallow note que l'action "d'entrer dans les traces de Black Elk" n'est pas encore arrivé - même avec lui dans le rôle principal.

C'est quelque chose qui n'est pas encore acquis en termes de la ré-acculturation de notre peuple explique Swallow. C'était une vision de Black Elk pour planter « l'arbre de blindage » qui protège le peuple, et qui n'a pas encore eu lieu. 

Swallow espère ceux qui sont impliqués dans la production d'OLC "Black Elk Speaks» vont jouer un rôle dans l'accomplissement de la vision de Black Elk pour le peuple Lakota.

Tom Shortbull ajoute qu'il voit cette pièce comme un outil d'apprentissage pour la communauté Lakota ainsi que pour les non-autochtones qui la verront.

Je pense que ce sera éducatif et apprécié par la communauté , commente Tom Shortbull, notant que ses membres se sont impliqués dans lce processus.

Les premières représentations de Black Elk Speaks sont prévues pour les 29 et 30 juillet à 19 heures, à l'OLC ; avec des représentations supplémentaires les 3 week-ends suivants. Les  activités pour l'expérience culturelle Oglala auront lieu chaque après-midi avant de montrer la pièce. Un repas traditionnel Lakota sera également disponible

Le Centre historique OLC restera ouvert jusqu'à 18h30 pendant l'expérience culturelle Oglala, permettant aux visiteurs de voir l'art lakota ainsi que des photographies retraçant leur histoire, du début des années 1800 au massacre de Wounded Knee en 1890. La promotion du travail d'art par des artistes Lakotas de la réserve de Pine Ridge et ses environs figurera également sur des affiches.

A compter de 2012, l'expérience culturelle Oglala débutera du mois de juin jusqu'en août.

Notre objectif note Tom Shortbull , est d'en faire un événement estival régulier.

 

BULLETIN DE JUILLET (Canpasapa Wi-lune quand les cerises sont noires)

2011.
 
La photo du mois : tirée du site de l'Oglala Sioux Tribe.
 
 
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Après la bonne nouvelle ci-dessus  ( une route reconstruite et c'est tout le déplacement des familles qui se trouve amélioré), nous procédons à la refonte de notre blog, bénéficiant, en parallèle,de la révolution apportée par notre hébergeur ( Kazeo) quant à l'amélioration du blog, et qui devient ainsi un véritable site internet.
 
Plus d'infos sur notre activité, plus de nouvelles, d'images et de vidéos en provenance de la Rez, nous travaillons en sorte pour rendre ce blog le plus attractif possible.
 
Dès maintenant 2 nouveautés visibles.
 
-) notre partenariat avec Amazon.fr, vous permettant ( sans frais supplémentaires) et d'un simple clique sur le logo Amazon, de faire tous vos achats. Nous  bénéficierons ainsi  de quelques subsides qui seront reversés sur nos programmes. Bien entendu, toute publicité auprès de vos connaissances, sur cette possibilité, est la bienvenue et chaleureusement recommandée :-).
 
-) aider l'association,  via le bouton PAYPAL ( faire un don)  inséré sur notre blog. Moyen efficace et  rapide d'aider les enfants et familles lakota, vous permettant de bénéficier d'une défiscalisation fiscale selon la législation en vigueur.
 
Prochainement :
 
L'installation d'une boutique en ligne permettant d'acquérir nos différents produits , à commencer par les tambours réalisés par des jeunes artistes lakota de la Réserve de Pine Ridge.
 
En attendant, nous vous souhaitons à toutes et à tous de bonnes vacances. Nous vous remercions pour vos visites sur notre blog, et plus nous serons nombreux, mieux nous serons efficaces dans l'aide apportée aux enfants et familles lakota.
 
Au plaisir de vos nouvelles.
 
Pour P.R.E.S
Philippe
 
 
BULLETIN DE JUIN  (Wipazutkanwaste Wi - lune quand les baies
 sont bonnes) 2011.

Bonjour,

Suite à notre information ci-dessous, concernant l'appel pour aider une maman de 6 enfants, nous remercions Dominique et Audrey qui se sont mobilisées pour envoyer à Deborah les vêtements dont ses garçons ont besoin. Mais cet appel est toujours d'actualité, les besoins pour cette famille étant très importants.

Par avance, merci de votre implication.

Nous souhaitons porter à votre connaissance un appel de notre partenaire, l'association américaine One Spirit sur des familles pour lesquelles nous intervenons:

A l'heure actuelle, en ce mois de juin, ce sont plus de 5OO personnes qui sont dans un besoin d'aide en nourriture  vital.

Par votre soutien, il sera possible de fournir à ces enfants et familles un panier alimentaire dont voici la composition :

 

Point

   

Quantité

  

Montant

Burrito  

 

6

 

4,25 $

Veg mixte.  

 

2 #

 

3,00 $

Oranges

 

5 #

 

5,50 $

Les pommes

 

5 #

 

6,00 $

Oignons

 

2

 

2,00 $

Pommes de terre

 

N ° 10

 

4,00 $

Bacon

 

# 1

 

4,25 $

Saucisse

 

# 1

 

4,25 $

Côtelettes de porc

 

# 1

 

4,25 $

Hamburger

 

# 1

 

4,25 $

Poulet (entier)

 

1

 

7,25 $

         
  

Sur des situations particulières, One Spirit apporte les précisions suivantes :

Une mère de 6 enfants souhaiterait de l'aide alimentaire et des vêtements. Ses seules ressources sont des bons d'alimentation et 100 $ par mois.

Une femme qui a pris sous son toit 11 membres de sa famille, y compris des enfants, souhaiterait de l'aide alimentaire. La famille ne prend qu'un 1 repas par jour.

Une femme qui recueille 12 membres de sa famille souhaiterait de l'aide afin de les alimenter. Ses parents vivent avec elle parce qu'ils n'ont pas d'autre endroit où aller et n'ont pas d'argent pour se nourrir.

Deux anciens sont dans une grande détresse alimentaire .

Sans vouloir « noircir le tableau » il est bon de rappeler que ces familles en grandes difficultés dont nous nous occupons avec One Spirit ne sont qu'une partie des résidants de la Réserve et que les besoins sont en conséquence énormes.

Pour le peuple Lakota, nous souhaiterions donc que votre mobilisation permettent de nourrir un maximum de personnes.

 

Plusieurs possibilités :

Par PAYPAL : en vous rendant sur notre site : http://pres06.kazeo.com ( 1ère page : faire un don)

En adressant un chèque ( à l'ordre de PRES ; inscrire au dos : don alimentaire) au siège de l'association :

Pine Ridge Enfance Solidarité

24 rue des boers

06100 Nice.

Par avance, soyez remerciés de votre générosité.

PS : nous rappelons que notre association étant reconnue d'intéret général, tout don donne droit à une défiscalisation selon la législation en vigueur.

 Pour Pine Ridge Enfance Solidarité

Philippe Creveau

 

BULLETIN D'AVRIL (Wihakaktacepapi Wi) lune quand on casse les os pour la moelle) 2011
 
Ci-dessous un excellent article, tiré du site : http://www.delaplanete.org/Energie-solaire-et-autonomisation.html
 montrant l'importance de l'installation de panneaux solaires qui pourraient être plus qu'une alternative énergétique sur la réserve de Pine Ridge.
Bonne lecture :-)
 
Energie solaire et autonomisation des Lakota
 
 
Texte et photos de Gary Wockner
(JPEG)Les Lakota et TWP s’inspirent tous deux de visions du monde bien établies pour créer quelque chose de nouveau. Les Lakota ressuscitent les bisons de leurs anciennes traditions et TWP installe des chauffages solaires, résultat de techniques modernes.

Cleo Weasel Bear affiche un large sourire en montrant aux visiteurs la salle de séjour encombrée de sa caravane par ce jour ensoleillé du mois de mars. « C’est ici que je couds mes couvertures étoilées » nous explique-t-elle en nous montrant une de ses précieuses créations, une couverture d’un blanc passé avec une étoile bleue chatoyante cousue sur le dessus. Les couvertures étoilées ont une grande valeur dans la culture lakota - elles symbolisent une révérence profonde pour les corps célestes qui nous entourent - et le visage de Cleo rayonne de fierté. « Mais je n’ai pas vraiment pu travailler ici cet hiver, pas de chauffage » ajoute-t-elle. « Je dors à côté, chez ma fille. » Comme beaucoup de femmes dans la réserve indienne de Pine Ridge, la vente d’objets artisanaux est sa seule source de revenu.

(JPEG)

Pine Ridge : principalement des prairies en pente avec des buttes et des collines couvertes de pins ponderosa.

Le chauffage n’est pas le principal problème de Cleo. On lui a récemment diagnostiqué un cancer et les visites du médecin ainsi que les traitements en cours rendent son futur incertain. Son sourire est en totale contradiction avec ses difficultés. Elle fait visiter rapidement à ses invités - deux entrepreneurs, une anthropologue du Colorado et moi-même - sa caravane et sa cour. Ses mots sont pleins d’optimisme.

Nous sommes venus chez Cleo à son invitation, pour décider de l’endroit où installer un système de chauffage solaire. Nous reviendrons demain et après-demain avec une équipe, des outils et du matériel. Mais en faisant le tour de sa caravane, nous ne pouvons nous empêcher de remarquer d’autres détails. Des vêtements sont empilés dans toutes les pièces ; quelques endroits plats sont dégagés pour s’asseoir ou dormir. Des fenêtres sont brisées et recouvertes de plastiques, il y a les trous dans les murs. L’eau ne fonctionne pas. La caravane est entourée de détritus - déchets ménagers, épaves de voitures et de camions et jouets cassés. Quelques chiens sympathiques nous suivent et me lèchent le bout des doigts.

Le même scénario se répète dans toute la réserve. Plus tard dans l’après-midi, nous nous rendons en voiture jusqu’au village de Porcupine pour visiter la petite maison de Shirley Bisonette, qui a également demandé un système de chauffage solaire. Shirley ne se sent pas bien et reste dans sa chambre devant la porte de laquelle se trouve son fauteuil roulant. Angel, son ami nous fait visiter.

L’état de la maison de Shirley est pire que celui de la maison de Cleo. Le toit fuit et le plafond qui s’écroule littéralement est rapiécé avec des morceaux de plastique agrafés pour retenir l’isolant qui s’affaisse. Quelques fenêtres brisées sont également bouchées avec du plastique. Les murs intérieurs sont ponctués de trous et défraîchis par les années. Dans la cuisine, la cuisinière et l’évier sont cassés. Le seul appareil pour cuisiner est un petit réchaud et l’unique source de chauffage est un poêle à bois à moitié cassé.

Dehors, les chiens nous suivent à nouveau et Angel nous montre la façade orientée au sud. Plusieurs épaves de voitures, des amas d’ordures et un gros tas de déchets ménagers sont dispersés dans le jardin. Une pile de bouts de bois peint est entreposée devant la maison. Ces morceaux de bois servent à se chauffer quand les temps deviennent durs et que la famille ne peut pas se payer du vrai bois de chauffage.

Cependant, dans ces deux foyers de la réserve, un élément fait briller une lueur d’espoir. Le soleil, appelé wi en Lakota, inonde la réserve et baigne les murs orientés au sud des maisons de Cleo et Shirley. Demain, wi changera le futur de ces deux femmes.

Plus de bras, moins de travail

Le jour suivant commence tôt. Nous sommes logés chez Richard Sherman au village de Manderson, dans la réserve. Richard est un biologiste de la faune qui travaille maintenant comme guide dans la réserve et s’occupe du troupeau de bisons de la tribu. La nuit dernière, Richard et moi avons parlé longuement des bisons, un projet entrepris récemment en collaboration avec l’organisation de la militante indienne Winona LaDuke (candidate des Verts à la vice-présidence américaine, ndt.), Honor the Earth. Les bisons représentent une culture nouvelle (mais également très ancienne) du développement durable pour de nombreux Lakota, un concept qui intéresse de plus en plus de monde à Pine Ridge. C’est ce même concept de durabilité qui a amené notre groupe dans la réserve.

(JPEG)

Deux étudiants du collège Oglala Lakota construisent le cadre d’un panneau solaire.

Alors que Richard quitte la maison pour aller s’occuper comme tous les matins des bisons, notre groupe de visiteurs charge les outils et l’équipement et se rend jusqu’à l’Oglala Lakota College (OLC) de Porcupine pour une réunion matinale et un cours d’initiation à l’énergie solaire. Je suis accompagné de Cindy Isenhour, une anthropologue venant d’achever sa thèse de master sur la réserve. Cindy occupe le poste de directrice du développement pour l’organisation à but non-lucratif Trees, Water and People (TWP) basée à Fort Collins, Colorado, qui travaille sur un programme consacré aux terres tribales de Pine Ridge. Elle assure la liaison culturelle pour les programmes du groupe à Pine Ridge.

En plus de Cindy et moi, notre groupe comprend Alison Mason, ingénieur/installatrice d’équipement solaire sous contrat avec TWP et Don Alvarez, un autre installateur également engagé par TWP. Alison dirige une petite entreprise d’équipement solaire à Fort Collins et travaille comme expert-conseil pour concevoir et mettre en place le programme solaire de TWP sur les terres de la tribu. Bien que son impact à Porcupine aujourd’hui soit limité, il se fait sentir bien au-delà de la réserve. Pour ce projet et pour d’autres, Alison s’est vue décerner récemment le titre de « Solar Woman of the Year » par l’American Solar Energy Society.

Le campus de l’OLC à Porcupine est un petit bâtiment comprenant des locaux administratifs et six salles de classe. Dans l’une d’entre elles, 30 élèves écoutent attentivement Alison qui leur fait un bref exposé sur le réchauffement climatique avant de décrire les équipements solaires spécifiques qui seront installés plus tard chez Shirley Bisonette. La plupart des étudiants sont en âge d’être à l’université et suivent des programmes pour être charpentiers ou électriciens. Un autre groupe d’étudiants, plus jeunes, suit le programme tribal Youth Build, destiné à les aider à obtenir une équivalence de diplôme supérieur et d’autres compétences.

La mission de TWP dans la réserve est unique et provocatrice. En 2002, le groupe a organisé une réunion avec plusieurs agences et chefs de tribus pour étudier la mise en place d’un projet basé dans la réserve. « Notre but, » explique Cindy, « était d’approcher la réserve sans préjugés et sans ordre du jour. Nous voulions commencer un programme et nous voulions le définir avec l’aide de la tribu. » De nombreux groupes ou agences, ajoute-t-elle, viennent dans la réserve avec leurs propres programmes, mais comme avec de nombreux plans de développements « étrangers » aux Etats-Unis, ou ailleurs, le succès est souvent limité ou de courte durée.

« Ce qui est également ressorti de cette réunion », continue Cindy, « était que de nombreux habitants de Pine Ridge avaient du mal à assumer leurs dépenses en énergies. De nombreux foyers parmi les plus pauvres sont exclusivement chauffés au bois ou à l’électricité, deux sources d’énergie qui restent chères. Dans certaines situations, jusqu’à 50% des revenus du ménage sont utilisés pour se chauffer. »

Fort de cette information, TWP a mis en place deux programmes en accord avec sa mission environnementale plus large : un programme de chauffage solaire et un autre de plantation d’arbres. Le programme de chauffage solaire est conçu pour offrir une assistance immédiate et tangible. De plus, TWP espère trouver et former à Pine Ridge un entrepreneur local pour construire et installer les chauffages. Pour atteindre ces objectifs, Cindy et Alison ont obtenu des subventions de l’Agence de protection de l’environnement, de laBob and Kati Rader Foundation, de la Bush Foundation (aucun liens avec la famille présidentielle) et des nombreux donateurs individuels de TWP. Plusieurs installations solaires ont été terminées avant notre visite et plusieurs autres sont en projet.

Après le cours d’initiation au collège, Alison et Cindy partent faire un autre exposé à un autre groupe d’étudiants dans le village de Pine Ridge, le siège du gouvernement de la réserve. Don et moi restons à Porcupine pour aider et pour superviser l’installation chez Shirley Bisonette.

(JPEG)

La maison de Shirley Bisonette à Porcupine. La pile de morceaux de bois peint alimente son poêle à bois.

Alors que nous roulons en direction de chez Shirley, je revois rapidement les plans et les croquis d’Alison. Je ne suis pas membre de TWP et c’est ma première visite dans la réserve. Cindy m’a permis de venir et d’écrire à propos de cette expérience à condition que j’aide à installer les systèmes. J’ai amené une boîte à outil de charpentier et j’essaye de faire bonne figure. Don a installé deux unités auparavant, je le harcèle donc de questions pendant le trajet.

Le système de chauffage solaire d’Alison fait appel à une technologie simple. Il est constitué d’un grand panneau orienté plein sud. L’arrière du panneau est peint en noir, l’avant est une surface de verre, la chaleur est récupérée dans un espace de 8 centimètres entre ces deux surfaces. A l’aide d’un système de gaines flexibles, l’air est aspiré de la maison dans l’unité solaire, passe dans le panneau et retourne à l’intérieur. Un thermostat d’intérieur et un interrupteur de commande permettent de réguler la température. C’est une source de chauffage qui ne fonctionne que le jour, utile ici dans la réserve où la majorité des habitants, surtout les femmes, travaillent à la maison. La nuit, les foyers utilisent des moyens de chauffage traditionnels, généralement le bois.

A mesure que nous déchargeons le camion et parlons du projet avec les étudiants, mon travail commence à m’apparaître plus facile. Les étudiants de l’OLC et de Youth Build forment une sympathique équipe de charpentiers et d’électriciens qualifiés, qui s’y connaissent beaucoup mieux que moi en climatisation.

Don supervise l’équipe et nous divise en trois groupes : un groupe à l’extérieur chargé de monter le panneau contre la maison, un groupe pour faire des trous dans la cloison afin d’installer le système de gaines et les électriciens pour installer et brancher la soufflerie. En plus d’écouter et de regarder, je prends des mesures à l’aide d’un mètre et d’un stylo pour l’équipe qui installe le réseau de gaines. Ces jeunes hommes et femmes de la tribu Lakota font ce travail avec beaucoup de sérieux et le nombre important de bras rend la tâche plus facile.

Nous badinons et plaisantons tout l’après-midi au son d’un mélange de rock’n’roll et de musique traditionnelle Lakota qui s’échappe du poste de radio de la cuisine de Shirley, réglé sur KILI, la station de la réserve. Pour mes oreilles profanes, le rythme et la hauteur des chansons Lakota donnent un aspect irréel, presque inquiétante, à la prairie qui entoure la maison. Cela me prend un moment pour réaliser à quel point ma réaction est paradoxale ; la musique rock existe depuis 50 ans, la musique Lakota depuis un millier d’année ou plus.

Au bout de trois heures, le travail est presque terminé. Il ne reste plus à Alison qu’à revenir le lendemain matin pour inspecter l’installation et effectuer le dernier branchement. Nous reculons pour admirer le panneau. Cela aura été une bonne journée de travail - de l’énergie bien dépensée pour un résultat tangible et visible.

Après le départ des étudiants et après que nous ayons chargé le camion avec Don, Angel nous invite à prendre le café. Shirley est toujours couchée quand nous entrons dans la cuisine et lorsque je demande de ses nouvelles, la seule réponse d’Angel reste, « elle ne se sent pas bien. » Angel a environs 60 ans et a une grande brûlure scabieuse sur le bras ainsi que plusieurs tatouages visibles. « J’ai glissé et je suis tombé sur ce poêle la semaine dernière, » dit-il en indiquant sa brûlure.

De nombreux clichés d’enfants sont suspendus au-dessus de la table. « Ce sont mes enfants et mes petits enfants, » nous dit-il avec fierté. Les photos cornées et déchirées sont le cœur de la cuisine. En fait, il n’y a pas beaucoup de choses à faire à part les regarder - il n’y a qu’une chaise face à la table et le reste des murs et des surfaces sont couverts de vêtements, de trous et de crasse.

Angel à 9 enfants dont la plupart sont grands et vivent ailleurs. Seul l’un de ses fils vit à la maison. Certaines personnes sur les photos sont décédées, comme Estrelita, sa petite-fille de deux ans.

« Mon père a eu 20 enfants, » nous dit Angel. Don et moi laissons échapper un « whaou ! » d’une seule voix, et manquons de nous étouffer avec notre café. Angel à vécu presque toute sa vie à Porcupine. Son fils est à l’école de Porcupine en bas de la route. Une autre de ses filles a obtenu son diplôme récemment et sa pampille de diplômée est pendue à côté de sa photo. On peut lire sur la petite plaque de métal qui y est accrochée : « Quills, » (piquant en anglais, ndt), le nom de la mascotte de l’école. Les porcs-épics (porcupines en anglais, ndt) sont des animaux importants dans l’art et l’artisanat Lakota. Leurs piquants sont récupérés, teints et utilisés dans la fabrication de bijoux.

Alors que notre discussion devient plus amicale, Don déclare « j’étais à laKetchum Indians High School. » Nous ricanons tous à la connotation évidente. Je me rappelle alors de mon école et ajoute « j’étais à l’école des guerriers Watseka. » Angel enlève immédiatement sa casquette et montre son crane chauve en disant, « vous voulez me scalper les gars ? » Nous éclatons tous de rire. A Pine Ridge, le rire n’a pas toujours été au rendez-vous.

L’espoir au milieu de la pauvreté

La réserve indienne de Pine Ridge a été et continue d’être le point zéro des relations complexes entre l’Amérique et ses peuples indigènes. Les Oglala Lakota ont été les derniers à succomber à l’avancée des blancs à la fin du 19ème siècle, une époque qui s’est terminée par le massacre de Wounded Knee en 1890. Les frontières actuelles de la réserve, dans le coin sud-ouest du South Dakota et qui englobent Wounded Knee, existent à cause d’une histoire longue et compliquée de traités rompus et de terre qui rétrécissent.

Tout au long du siècle passé, ces relations ont été marquées par les problèmes beaucoup trop familiers des réserves indiennes : les déplacements forcés, l’apprentissage forcé de l’anglais dans des internats et les incohérences flagrantes du gouvernement américain. De nombreux habitants de Pine Ridge parmi les plus vieux ont grandi dans ces internats et se souviennent de la volonté initiale, voir de la doctrine derrière la construction de ces écoles. « Tuez l’Indien, sauvez l’homme » était la devise du général Richard Pratt, ancien commandant d’un camp de prisonniers de guerre indiens qui fonda le premier internat fédéral en dehors d’une réserve en 1879.

En 1970, cette histoire a contribué à galvaniser la politique tribale et a mené au développement de l’American Indian Movement à Pine Ridge. La réserve est revenue au point zéro, les tensions ont atteint leur point culminant en 1973 avec le soulèvement armé de 71 jours à Wounded Knee, souvent surnommé « Wounded Knee II ». Les mois de désordre qui ont suivi ont été marqués par une présence massive du FBI puis par les meurtres de deux agents fédéraux pour lesquels le membre de la tribu Lakota Leonard Peltier a été condamné en 1975. Cette période de chaos a été immortalisée par plusieurs livres et films, et, dans toutes ces histoires, la réserve est dépeinte comme au centre de luttes de pouvoir et de conspirations à la fois au sein des tribus et entre les membres des tribus et le gouvernement américain. Même le ton de notre hôte, Richard Sherman, d’ordinaire si posé, se durcit quand il parle de ces évènements. « C’était une période très dure dans la réserve, » affirme Richard. « De nombreuses personnes ont été tuées. Tout le monde portait une arme à feu, même mes parents qui étaient instituteurs. »

Nos déplacements dans la réserve nous ont conduit à Wounded Knee plusieurs fois. Le petit village est un amas dense de maisons et d’appartements mis en place par le gouvernement. Juste à côté, on peut visiter le musée historique de Wounded Knee, un bâtiment de couleurs vives aux nombreuses faces en forme traditionnelle hogan. De l’autre côté de la rue, en face du musée, une plaque commémorative en métal rappelle le chaos de 1890. Là où on pouvait lire avant « bataille de Wounded Knee », une pièce de métal avec le mot « massacre » à été fixée sur le mot « bataille. » En plus du musée, sur une petite colline, une large pierre commémore la tombe commune des massacrés.

Ces cinq dernières années des conflits, moins graves, ont éclaté sur la réserve. Des militants Lakota armés ont envahi plusieurs fois le siège du gouvernement tribal dans le village de Pine Ridge pour montrer leur opposition aux autorités que beaucoup de Lakota considèrent trop alignées sur leurs surveillants fédéraux. Pendant mon séjour, j’ai entendu trois débats sur KILI discutant des raisons pour lesquelles le gouvernement tribal devrait être renversé. Récemment aussi, un groupe de militants Lakota armés à pris possession de la partie sud du Badlands National Park à l’intérieur des limites de la réserve et à tiré des coups de feu sur des visiteurs et des employés du parc. Ces militants affirment que le service d’entretien du parc pille des sites archéologiques sacrés.

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Shirley Bisonette dans son fauteuil roulant près du poêle dans sa cuisine.

Bien que les incidents violents de Pine Ridge aient bien diminué, les conditions qui les ont entraînés sont toujours bien présentes. Le taux de chômage approche les 80% ; on compte beaucoup de sans-abris et d’alcooliques et le taux de suicide est très élevé. La réserve abrite le comté le plus pauvre des États-Unis depuis ces quarante dernières années. D’autres maux tangibles, tels que les maladies chroniques, sont une vraie épidémie dans la réserve. Lors de notre visite, plus de la moitié des habitants âgés que j’ai rencontrés souffraient de diabète.

Le village de Porcupine reflète les problèmes sociaux et de logement de Pine Ridge. Il compte environ 150 maisons - des logements sociaux plus récents, beaucoup de caravanes et plusieurs maisons en très mauvais état comme celle de Shirley. Dans toute la réserve, les statistiques du recensement et d’autres rapports fédéraux, d’État, et tribaux, dépeignent la même situation. Sur les quelques 3 500 habitations de la réserve, environs 1 sur 50 est en très mauvais état comme ceux de Cleo ou de Shirley. Au moins la moitié sont en meilleur état mais nécessitent quand même des améliorations significatives dans leurs structures ou leurs équipements.

Au milieu de cette pauvreté, la réserve ne manque pas d’aide et d’attention. La liste des organismes internationaux, fédéraux, d’État ou tribaux ayant créé des fonds, des programmes, des aides ou des bourses d’étude est longue de plusieurs pages. De même, les groupes philanthropiques ou religieux sont venus par dizaines, certains pour rester et d’autres non. De nombreux particuliers - pour certains d’anciens habitants de la réserve - ont fait de la lutte contre la pauvreté et les problèmes sociaux l’engagement de leur vie.

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Les étudiants de Youth Build posent devant un panneau solaire achevé.

Hollywood s’est également intéressé à la réserve, fasciné par les Oglala Lakota de Pine Ridge. Plusieurs fictions et de nombreux documentaires ont été filmés ici. Durant ma visite, j’ai croisé plusieurs personnes qui avaient rencontré ou qui étaient en contact avec des réalisateurs hollywoodiens. Tous les artisans que nous avons rencontrés pouvaient nous montrer un bijou ou un vêtement en disant, « cet objet a été utilisé dans Cœur de Tonnerre » (ou dans un autre film). A un moment, on vendait même les peintures faites par Leonard Peltier dans sa prison pour des milliers de dollars, au milieu des souvenirs d’Hollywood.

Les dirigeants politiques ont également « découvert » la réserve. En 1999, Clinton est devenu le premier président américain à visiter une réserve indienne en 50 ans et le premier à visiter Pine Ridge depuis Calvin Coolidge dans les années 1920. Il était accompagné de sénateurs, de députés et de chefs d’entreprises. Dans son discours, Clinton a fait des remarques appuyées à propos d’importants PDG qui proposaient des programmes économiques pour Pine Ridge et de l’engagement du gouvernement fédéral en faveur de la réserve. Mais peu de choses ont changé : La pauvreté persiste.

Etant donné le poids de l’histoire et d’autres choses encore, TWP doit faire face aux difficultés matérielles et au scepticisme du peuple Lakota. Quand le groupe a approché la réserve, il s’est vite rendu compte que la tribu et son environnement hésitaient à accepter d’autres plans de développement, programmes ou projets de création d’emplois.

TWP doit également faire face à la question habituelle et décider de qui reçoit quoi. Comme dans toute tentative de service environnemental, la ligne entre aide et « ingénierie sociale » est plus floue que partout ailleurs. Est-ce que TWP doit apporter une « petite aide supplémentaire » pour sortir un foyer du rouge ou est-ce qu’il doit investir ses ressources là où on en a le plus besoin ? Est-ce que les familles doivent aider à installer ou payer pour le projet ? Est-ce que les ressources doivent bénéficier à une famille qui souffre d’alcoolisme, où l’argent ne servirait qu’à acheter plus de bière ? Qui est responsable ici - les individus, la culture Lakota, le gouvernement tribal, l’État, le gouvernement fédéral ? Si l’on détermine une responsabilité, en quoi cela peut-il changer les efforts de TWP ? Est-ce que TWP doit travailler avec d’autres organisations pour mettre en place une stratégie cohérente de reconstruction des foyers, et, si oui, comment organiser et financer une telle coalition ? Il y a beaucoup plus de questions que de réponses.

Comme n’importe quel groupe écologiste à but non-lucratif, TWP dépend des donateurs individuels ainsi que des bourses accordées par des fondations ou par le gouvernement. Mais la compétition est rude et, pour que les propositions soient finançables, les projets doivent être tangibles, transparents et donner des résultats à court terme. Les projets cohésifs et les projets d’ingénierie sociale à long terme ne remplissent que rarement ces critères.

Malgré ces difficultés, le projet de TWP a été un succès. En plus des installations solaires réalisées à ce jour, deux hommes de la tribu Lakota ont approché TWP pendant notre visite se disant intéressés par la construction et l’installation de panneaux solaires. Deux autres habitants de Pine Ridge ont exprimé leur volonté d’aider TWP à faire passer l’information et à organiser des ateliers. Ces habitants, à l’instar de Cindy et Alison de TWP, pensent que l’énergie solaire peut aider les Lakota à étendre davantage leur connexion traditionnelle à la terre et à la nature.

Depuis les activités de l’American Indian Movement dans les années 1970, un groupe de Lakota peu nombreux mais déterminé travaille à Pine Ridge pour rétablir des liens avec la culture traditionnelle. Le troupeau de bisons de Richard Sherman, l’organisation Honor The Earth de Winona LaDuke, font partie intégrante de ce mouvement. Certains Lakota qui habitaient dans d’autres villes américaines sont revenus dans la réserve, certains sont retournés sur leurs terres rurales pour fonder à nouveau de petits clans familiaux ou Tiyospaye. En fait, certains bénéficiaires de chauffages solaires ont fait appel au programme de TWP précisément pour pouvoir rester dans leurs habitations rurales, près de leurs familles, connectés à la terre dans l’espoir de maintenir leur culture traditionnelle. Pour résumer, si les systèmes solaires sont mis en place de façon appropriée, ils offrent aux Lakota une source d’énergie autonome, durable et virtuellement gratuite. L’énergie solaire peut apporter plus d’autonomie aux Lakota. Wi peut les aider à faire revivre leur culture.

Un jour nouveau

Le matin suivant, Alison et Cindy nous rejoignent, Don et moi, alors que nous quittons la maison de Richard et traversons Wounded Knee pour retourner chez Shirley Bisonette dans le but de terminer son nouveau système. Plusieurs étudiants de Youth Build sont venus pour nous aider et voir le travail achevé. Alors que certains d’entre nous travaillons sur l’unité de Shirley, d’autres étudiants assemblent le système de soufflerie et les composants électroniques qui serviront à monter le chauffage solaire de Cleo Weasel Bear plus tard dans l’après midi.

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Cleo Weasel Bear et sa famille posent devant leur nouveau panneau solaire.

Ce système de chauffage solaire simple est relativement bon marché dans la mesure où les panneaux ont déjà été utilisés. En tout, le système coûte environ 1 000 dollars avec des panneaux usagés et 1 700 avec des neufs. Les informations rassemblées par Alison montrent que ce système permet d’économiser entre 20 et 40% du coût de chauffage d’une maison. L’utilisation des panneaux va également permettre de réduire la consommation de bois de chauffage, une ressource chère et de plus en plus rare dans la réserve. La famille de Shirley économisera probablement 75 dollars par mois, suffisamment si tout va bien pour lui éviter d’avoir à brûler des chutes de bois peint, qui remplissent sa cheminé de créosote et sont sûrement toxiques.

Alors que nous finissons l’installation de Shirley, les étudiants de Youth Build posent devant le nouveau système avec Angel et Joel le fils de Shirley. Directrice de liaison et de développement de TWP, Cindy est inflexible, « il faut que les visages sur les photos soient des visages Lakota. Pas de blancs. Nos donateurs veulent voir des visages Lakota. » C’est une réflexion intéressante, elle symbolise la nature complexe du travail environnemental à but non-lucratif et les relations compliquées qu’entretient l’Amérique avec ses Peuples Autochtones. Les « visages Lakota » font vendre le programme et génèrent de l’argent.

Il n’est pas difficile aujourd’hui de répondre aux exigences de Cindy. Les visages Lakota sont six fois plus nombreux et les étudiants sont très motivés pour nous aider, persévérer et achever le travail. Une fois le travail achevé, les Lakota, ainsi que Don et moi reculons pour apprécier notre œuvre. Les donateurs et les bailleurs de fonds peuvent être rassurés : le projet fonctionne. Dans le monde des projets de services environnementaux, rarement un tel progrès n’aura été effectué en aussi peu de temps et avec si peu d’argent. Si seulement tous les problèmes de Pine Ridge pouvaient être résolus aussi facilement.

Quand nous retournons dans la maison, Shirley est sortie du lit et se sent apparemment mieux. Elle est assise dans son fauteuil roulant dans la cuisine, près du dangereux poêle à bois. Ses béquilles sont posées contre le mur à côté d’elle.

« Shirley, vient voir ça, » appelle Angel, et il la pousse dans son fauteuil jusqu’à la petite salle de séjour près du conduit de ventilation d’où l’air s’échappe à une température de 35 degrés Celsius (il fait environs 10 degrés dehors). Shirley se baisse et met la main devant le conduit. « Lila waste » - « très bien » - dit-elle en Lakota. Elle nous regarde alors, sourit et dit, « Pilamaya ye, » qui peut se traduire approximativement par merci ou littéralement par « sentir bien-moi-vous-faire. »

Plus tard le même jour, cette scène se répète chez Cleo. Les étudiants deYouth Build sont également là et à nouveau le travail avance vite. Cleo est jusqu’ici la plus exubérante et la plus démonstrative des habitantes s’étant fait installer ce système. Une fois le montage terminé, elle nous invite à dîner et nous partageons du pain indien frit, un ragoût de bœuf et un wojape, un dessert Lakotaàbase de pêches. Les enfants jouent, les chiens aboient et la conversation résonne jusqu’à la caravane de sa fille et bien au-delà.

Avant que nous partions, Cleo retourne dans sa caravane nouvellement chauffée alors que nous restons chez sa fille. Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons et la voyons occupée à réarranger la salle de séjour de sa caravane - son atelier. Elle a organisé sa table de couture et une grande couverture étoilée partiellement terminée est posée dans un coin. Cleo déborde d’énergie, elle affiche un grand sourire et des yeux brillants. Nous lui disons au revoir et elle nous remercie une fois de plus. Bien qu’elle ne le dise pas, on peut lire dans l’expression de son visage : Hihani ki anpetu tokeca, que l’on peut traduire approximativement par, « demain est un jour nouveau. »

Gary Wockner, Ph.D., écrit sur l’environnement et est chercheur en écologie à l’université du Colorado à Fort Collins. Il a édité récemment le livre Comeback Wolves : Western Writers Welcome the Wolf Home.

 
 
 
 
 
BULLETIN DE MARS ( Istawicayazan  Wi - Lune des yeux gelés ).
 
Ci-dessous, la première page de notre nouveau journal interne aux adhérents, le PRESNEWS. Ce journal ( d'une parution trimestrielle), comportera 6 pages et relatera, entre autre,  nos différentes actions menées sur la réserve de Pine Ridge ; tout cela dans une transparance la plus totale comme nous l'avons toujours souhaité depuis la création de l'association, voilà maintenant 10 ans.
 
D'autre part, nous adressons tous nos meilleurs voeux de courage et d'affection, pour notre correspondant et ami Lakota, John, qui fait face à des problèmes de santé.
Mitakuye Oyazin
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
BULLETIN DE FEVRIER ( Cannapopa Wi - Lune quand les arbres craquent de froid ) 2011
 
 Bonjour à toutes et à tous 
 
2001 - 2011 : Cela fait maintenant 10 ans que notre association " Pine Ridge Enfance Solidarité " a été créée. Au départ, un pari fou auquel personne ne croyait, hormis votre serviteur et quelques rares convaincus et passionnés qui furent les premiers à se lancer dans l'aventure.
 
En premier lieu, le "concept" n'existait pas : intervenir aux Etats-Unis d'Amérique, première puissance économique mondiale, sur un plan humanitaire, paraissait totalement farfelu !
 
Mais nous, les "frenchies" appartenant à la tribu de-ceux-qui-savent ( peu de choses, certes), mais cela on le savait :-), décidèrent d'agir.
 
Agir, pour aider les enfants et les familles lakota.
Agir, sans n'avoir rien à prouver, à rechercher, à réclamer.
Agir, car des liens très forts unissent le peuple lakota et le peuple français. De ces liens, que l'espace et le temps ne peuvent désunir et qui perdurent depuis près de 3 siécles. Les lakota résument ce sentiment par  cette très belle formule : MITAKUYE OYASIN : nous sommes tous relayés, apparentés .
Agir, car l'on ne peut rester indéfiniment spectateur, voire, voyeur, des conditions de vie rencontrées par le peuple lakota sur la réserve de Pine Ridge.
 
Cependant, agir ne veut pas dire imposer ; du style : ne vous inquiétez pas, nous les blancs savons ce qui est bon pour vous, laissez nous faire ! !
 
Ce n'est pas notre vision de l'action et nos interventions ont toujours pris en considération les aspitations du peuple lakota, dans le respect de leurs coutumes et traditions ; même si la complexité de la réserve, les rivalités claniques, rendent plus difficiles toutes interventions extérieures.
 
Malgré cela et grâce à une participation sans faille de nos adhérents, nous pouvons célébrer ce dixième anniversaire. Célébration qui restera symbolique, car tout organisation évenementielle demande de l'argent... argent dont ont besoin en priorité nos amis de la réserve pour bénéficier, entre autre,  des programmes alimentaires, de chauffages, de parrainages... A titre d'exemple, et tout au long de l'année 2010, ce sont $ 22 000 que notre association a investi sur la Réserve au bénéfice des enfants et familles lakota.
 
Pour terminer, et comme dit la chanson : " Rendez-vous dans 10 ans". Je ne sais pas si ce sera sur "la place des grands hommes" :-), mais j'espère que d'ici là, notre association aura été dissoute. Cela voudrait dire que le peuple lakota est sorti de ses difficultés, que le cercle de la Nation est reformé et qu'en son centre, l'arbre mort est régénéré et fleuri de nouveau. Cela ferait plaisir à Black Elk, "homme saint" des lakota qui vit, par une journée froide du 29 décembre 1890, à Wounded Knee " le rêve d'un peuple brisé là".
 
 
BULLETIN DE JANVIER ( Wiotehika Wi - Lune dure) 2011
 
Recevez tous nos meilleurs voeux de santé, de bonheur, pour vous et tous vos proches. Nous remercions toutes celles et ceux qui, courant 2010, nous ont apporté leur soutien et encouragement dans les diverses actions réalisées auprès de nos amis lakota. Que 2011 soit pour ce peuple une année d'espoir, d'amélioration de leur vie quotidienne. Nous serons à leur côté.
MITAKUYE OYASIN
 
SOIREE COUNTRY A PARMAIN :
 
Très belle soirée ce samedi 22 janvier, à Parmain (95), organisée par le club country de l'ASVR Ronquerolles,  en faveur de notre association. La salle était pleine à craquer (plus de 200 personnes n'ont pu avoir de place) et le spectacle proposé était d'excellente qualité, tout cela orchestré de main de maître, par notre ami Bruno, organisateur de cette soirée... et je n'oublierai pas Claudine, l'initiatrice de ce projet dont elle nous fit part de son idée, il y a de cela plusieurs mois. Merci à vous deux :-).
 
Ci-dessous le stand PRES et nos adhérents qui ont apporté leur contribution et permis que cette soirée révèle au public notre action en faveur du peuple lakota.
 
 
  
 
 
  
 
 
 
 
 
                                                                                          
 
L'argent récupéré servira à la réalisation de nos programmes sur la Réserve de Pine Ridge, en faveur du peuple lakota.
 
 
 
BULLETIN DE DECEMBRE (Wanicokan Wi- Lune de la moitié de l'hiver) 2010
 
Une fois n'est pas coutume et nous débuterons cet édito par un RAPPEL et les dernières mises à jour, concernant l'organisation de la grande soirée Country organisée par notre ami Bruno, au bénéfice des programmes de PRES.
Si vous êtes de la région... ou pas :-)...  foncez... :-)) vous ne le regretterez pas :-))
 

Le club country de l'ASV Ronquerolles, sous l'égide de son dynamique président Bruno Gadaut, organise le 22 janvier 2011 à Parmain ( dans le 95 ) une grande soirée country dont la totalité de la recette ira à notre organisation, afin d'alimenter les différents programmes auxquels nous participons..

Si besoin était tenté d'opposer l'univers de la country "pro-cowboys" et une association "pro-indienne" l'organisation de cet
te soirée montre que les qualités humaines et de coeurs vont au delà des préjugés réducteurs

J'adresse donc, au nom de notre association, nos plus chaleureux et sincères remerciements, à Bruno qui est l'initiateur de cette soirée et sans qui rien n'aurait pu se réaliser..

Si vous êtes disponibles ce soir là, n'hésitez pas:-) Vous passerez une excellente soirée et ferez oeuvre utile en faveur du peuple lakota.


29 Novembre : dernières infos reçus de Bruno, l'organisateur de cette soirée :

Dernières mises à jour : 
Bonjour, 

Les inscriptions pour le Bal Country du 22 Janvier 2011, à Parmain (95), organisé au profit de l'association PINE RIDGE ENFANCE SOLIDARITE, au profit des enfants Sioux de la réserve, extrêmement défavorisée de Pine Ridge, située dans le Dakota du sud, aux Etats-Unis, vont bientôt se terminer.

Au jour d'aujourd'hui, près de 76% des places sont déjà réservées. 

Une soirée qui s'annonce exceptionnelle, organisée pour une bonne cause mais qui verra également les participants largement récompensés pour leur participation, grâce à de nombreux lots (dont certains somptueux), offerts par les exposants présents et de nombreux partenaires sensibles au thème de la soirée.

Dans son dernier numéro (Qui vient de sortir), la revue DREAMWEST (en page 28), a même annoncé cette soirée. 

Pour plus de renseignements ou obtenir un bulletin d'inscription, contactez : asvr@asvr.fr 

La même revue DREAMWEST, qui consacre une page entière à la désormais traditionnelle, Grande Journée Country du Mesnil-en-Thelle, qui se déroulera le samedi 22 Mai 2011, dans l'Oise, à la limite de l'Ile-de-France.

Une journée exceptionnelle également, avec, pour la première fois en Europe, le super groupe américain COPPER MOUNTAIN BAND, mais aussi les RUSTY LEGS, RICK CAVAN et EALLY BOOP … Sans oublier GUYLAINE BOURDAGES qui animera un workshop en prélude à la soirée.

Même si la date peut paraître encore lointaine, 55% des places sont déjà réservées et 52% en ce qui concerne le workshop !

Tous les renseignements sur : www.asvr.fr
 
 
 
BULLETIN DE NOVEMBRE ( Waniyetu Wi-lune quand l'hiver commence)2010
 
 
 
Ci-dessus notre nouveau calendrier 2011, dont le produit de  la vente servira à alimenter les différents programmes auxquels nous participons. Concernant le prix :
 
De 1 à 5 calendriers = 4 € l'unité + 1€ de frais de port.
Exemple : pour 5 calendriers = 20 € + 1 € de frais de port = 21 €
 
De 6 à 10 calendriers = 4 € l'unité + 2 € de frais de port.
 
Au dessus de 10 calendriers : 3 € de frais de port.
 
Les modalités de commande et de paiement sont les mêmes que pour les cartes-plumes ci-dessous.
 
 
D'autre part, Les fêtes de fin d'année se profilant à l'horizon, nous vous proposons des cartes/plumes, peintes à la main par notre amie et adhérente Yvette.

Le prix unitaire est de 5 €  ( frais de port compris) ; et l'argent récolté nous aidera dans la réalisation de nos programmes.

 

Quelques précisions apportées par Yvette :

 

Info cartes-plumes: je peins des animaux sur des plumes et je présente ensuite ces plumes sur des cartes, doubles, dont les dimensions correspondent aux enveloppes standard 22X11. Elles sont sous plastique et comprennent un feuillet pour la correspondance.

les animaux disponibles: aigle, belette, bélier, cheval, chevreuil, chouette, corbeau, cygne, écureuil, grenouille, hibou, lézard, loup, oiseau, papillon, porc épic, renard et tortue.

Toutes les cartes sont des créations originales et comprennent quelques lignes sur la signification pour les amérindiens de l'animal représenté.

Les cartes sont vendues au profit de l'association, 5 € l'une.

yvette

 

Si vous souhaitez faire d'une pierre deux coups, à savoir, aider le peuple lakota et personnifier votre correspondance de fin d'année par l'envoi d' une carte originale, vous pouvez passer commande et envoyer un chèque à l'ordre de P.R.E.S, à l'adresse suivante :

 

Philippe Creveau

24 rue des boers

06100

Nice

 

Vous pouvez aussi régler par Paypal en vous rendant sur notre site : www.pres-asso.org. ( n'oubliez pas de notifier votre adresse).

Je vous joins quelques exemplaires.

 

 

 

 

 

 

BULLETIN D'OCTOBRE (Canwape Kasna Wi-lune de la chute des feuilles) 2010

 
 
Noël avant l'heure avec la réception du drapeau ( voir en septembre) et que One Spirit  nous a gentiment fait parvenir ; et comme ce n'était pas fini, nous avons reçu début octobre ce magnifique cadeau dont je vous parle dans la vidéo ci-dessous.

 
 
 
 
 
Octobre est aussi traditionnellement le mois de notre Assemblée Générale ou nous avons eu le plaisir de nous retrouver à Lyon les samedi 9 et dimanche 10. Dans ce week end de travail, tant les sujets étaient nombreux, il y eut de grands moments de convivialités, dont le repas du soir, pris entre les adhérents présents... et la promesse de se retrouver le plus vite possible :-)) 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
BULLETIN DE SEPTEMBRE (Canwapegi Wi - lune quand les feuilles jaunissent) 2010
 
Samedi 11 Septembre :
L'heure de la rentrée a sonné  et les bonnes résolutions sont à prendre maintenant... ou jamais :-). La solidarité internationale n'est pas un vain mot, et depuis 9 ans maintenant  que vous suivez nos actions, vous avez pu percevoir
le bien fondé de notre activité. Ainsi, combien de personnes, sur la réserve de Pine Ridge,  ont-elles  bénéficié des programmes auxquels nous participons : 1000, plus ??, difficile à dire, mais une chose est certaine : plus nous serons nombreux et mieux nous serons efficaces. Cette phrase, maintes fois répétée est un appel pour que vous soyez à présent acteur de la cause amérindienne...  avec une spécialisation pour le peuple lakota de la réserve de Pine Ridge. :-).
 
Laissez les sièges confortables et les strapontins d'une salle de cinéma  aux  spectateurs, bavardeux, bla-blateux de toutes sortes, grands théoriciens sur le devenir de la nation sioux,... ou clowns pitoyables bariolés, déguisés en indien, maugréant quelques barbarismes inaudibles au moment de rentrer dans le "grand cercle sacré" d'un pow wow de pacotille, organisé au fin fond de la France !
 
En rejoignant notre association, vous serez acteur de cette noble cause. Grace à vous des enfants, des adultes, des Elder auront un peu moins froid cet hiver, et un peu mieux à manger. Si vous souhaitez une relation plus profonde, vous pourrez parrainer, un enfant, une mamie, un papy ; et au delà de l'aide purement humanitaire, vous nouerez des relations de partage avec ces personnes, et peut-être goûterez vous le  plaisir de les rencontrer, si vos mocassins vous emmènent dans le futur  en terre lakota :-)
 
Voilà comment à Pine Ridge Enfance Solidarité, nous concevons notre action. Nous ne demandons aucune reconnaissance, nous n'attendons rien du peuple lakota, mais nous donnons tout. Tout ce que notre coeur, ou  notre humanisme, contenu au fond de nous mêmes, peut donner. Nous sommes au côté de cette Nation, à la place qui est la nôtre, toute petite ; mais fidèles  et toujours présents...
 
L'heure de la rentrée a sonné  et les bonnes résolutions sont à prendre maintenant... ou jamais :-)...
 
Samedi 18 Septembre :
 
 
 
 
 Magnifique cadeau offert par Bill et Donna, pour nos amis de One Spirit, et nous mêmes en remerciement de l'aide que nous leur avons apporté sur différents programmes.
Qu'ils soient chaleureusement remerciés pour ce geste qui nous touche sincèrement.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Lundi 20 septembre : que de bonnes nouvelles : 

Rappelez-vous de notre appel pour l'achat d'un camion sur la Rez permettant la livraison  des familles, en bois. Voici la photo du camion et de son heureux propriétaire. Grâce à One Spirit, PRES et des donateurs, l'hiver sera moins dur à supporter pour les bénéficiaires de ces programmes chauffage.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
BULLETIN  D'AOUT ( Waseton WI - lune quand les fruits sont mûrs) 2010.
 
Nous sommes encore en pleine période estivale et le farniente devrait être notre principale préoccupation. Les doigts de pied en éventail en train de siroter une boisson rafraichissante au bord de la plage. Mais les réalités de la réserve sont bien présentes et la réactivité se doit d'être immédiate en cas de problèmes ; et je peux dire que nos partenaires américains de One Spirit, "ont fait le job" afin de palier à une situation plus que préoccupante. En effet, ils apprenaient, début juillet la mise en faillite de leur fournisseur principale en produits alimentaires, à savoir, la Share Food America.
 
Plus de fournisseurs, donc plus de livraisons de nourritures et des centaines de famille plongées dans le désarroi le plus total. Durant toutes ces semaines nous sommes restés en contact avec One Spirit pour suivre les différentes avancées et participer, à notre petit niveau, au débat sur la façon de procéder. ( Nous avons en effet 21 "filleuls" concernés par ce programme). 
 
Ce fut donc une grande joie d'apprendre début Août que dorénavant, "2 pistes" avaient été trouvées pour l'approvisionnement.
 
1) Une société de Californie qui fournira des produits surgelés
2) Une ferme du Sud Dakota qui fournira les produits frais, fruits, légumes, ainsi que des poulets surgelés.
 
Nous avons donc envoyé pour ce mois, la somme de $ 920 qui permettra à nos différents "sponsorisés" de bénéficier d'un "panier alimentaire, produits frais", (c'est l'option que nous avons choisi) et les soulager de cette incertitude qui pesait sur leurs têtes.
 
Enfin, je peux vous confirmer l'achat du camion pour lequel notre association a participé à hauteur de $ 2000. Je rappelle que cela permettra à un Elder lakota qui se chargeait de la livraison de bois auprès des familles les plus démunies, de poursuivre son activité, évitant ainsi de pénaliser des centaines de personnes bénéficiant de programme primordial pour leurs survies.
 
Un grand merci pour toutes celles et ceux qui ont participé à cet élan de solidarité.
 
 
BULLETIN DE JUILLET (Canpasapa Wi-lune quand les cerises sont noires)
2010.
 
Alors que le mois de juillet s'écoule lentement comme la Bighorn river, serpentant à travers les méandres verdoyants d'une "greassy grass" abondante, nos préoccupations humanitaires, nous emmènent sur un terrain que nous abordons pour la première fois : la participation à l'achat d'un camion.
Une fois de plus la réalité nous saute en pleine figure et nous rappelle que rien est simple en terre lakota, loin, bien loin des préoccupations  champêtres et bucoliques de nos concitoyens qui au détour d'une manifestation culturelle ou d'un " camp de nature" veulent "VOIR UN INDIEN"
- J'te dis que c'est un vrai
- T'es sur ? il a un accent bourguignon
- Keske t'es chiante ( et oui Mesdames, c'est toujours votre faute :-)) ) et regarde son costume avec ses plumes d'aigles
- Marcel c'est des plumes de dindons
- Kesque t'en sait toi ? T'as dj'avu un aigle ? Et non, madame n'a jamais vu un aigle et elle me fait la leçon ! Regarde plutôt le prospectus. Cest à quelle heure la cérémonie du rituel sacré ?
- Dans 30 minutes. Mais 60 € par personne ça fait pas un peu cher ?
- Et v'la qu'elle rouspète ; jamais contente. Tu l'as déjà vu le grand esprit ? moi non plus et j'espère bien que dans le noir je le reconnaitrais....
Bon, laissons là Marcel et sa femme et revenons à nos moutons.. ou à nos bisons pour faire couleur locale :-).
 
L'achat de ce camion est en effet primordial. Celui qui vient de décéder brutalement "d'un coulage de son moteur", servait à l'approvisionnement en stère de bois des familles de la réserve . Pour celles et ceux qui connaissent "les routes" cabossés, déformées, par les intempéries, le gel, il est visible que "le char Leclerc" serait plus approprié pour circuler sur ces voies... mais bon, ça ferait désordre :-)
On se rabat donc sur un camion dont le prix est de $ 8000. 6000 ont déjà été trouvés et notre association doit donc participer à hauteur de $ 2000. Pour nous c'est une somme, mais il nous parait indispensable de trouver les fonds. Car par les températures négatives qui sévissent l'hiver sur la réserve, ces livraisons de bois peuvent faire la différence entre la vie et la mort... Je sais , on est bien loin des préoccupations de Marcel et de sa femme...
 
C'est donc un appel de solidarité que je me permets de vous lancer, afin que nous puissions réunir cette somme dans les meilleurs délais.
Je rappelle que tout don à notre association permet une défiscalisation à hauteur de 66 %.
Si vous souhaitez participer, vous pouvez le faire :
 
1) via Paypal, en vous rendant sur notre site : http://www.pres-asso.org
 
2) en envoyant un chèque à l'ordre de Pine Ridge Enfance Solidarité ( mettre au dos : camion) à l'adresse suivante :
Pine Ridge Enfance Solidarité
24 rue des Boers
06100 NICE
 
3) par mandat postal
 
La solidarité internationale n'existe que par l'investissement de femmes et d'hommes qui refusent le fatalisme et pensent que l'aide humanitaire est une belle notion qui se doit d'être relayée et voyager, pourquoi pas, sur la Bighorn river, serpentant à travers les méandres  verdoyants d'une "greassy grass" abondante. :-))
 
 
BULLETIN DE JUIN  (Wipazutkanwaste Wi - lune quand les baies sont bonnes) 2010.
 
jeudi 24 juin :
Quand l'art s'allie à l'humanitaire cela donne cette exposition exceptionnelle sur le thème du bestiaire fantastique. Si vous êtes de la région Nord Pas de Calais, ou en vacances, ce détour par Montreuil S/mer est incontournable. Organisée par notre adhérente, Marylin, responsable par ailleurs des "Arts Philanthropes" cette exposition qui a pour cadre le prestigieux hotel Acary, vous plongera dans un univers ou vous oublierez tous vos soucis quotidiens. :-). L'entrée est gratuite et ravira petits et grands. Je voudrais remercier les artistes dont la participation financière permettra à notre association d'investir l'argent sur le programme nourriture dont bénéficieront des familles lakotas de la réserve de Pine Ridge.
Enfin, un "grand coup de chapeau" et tous mes remerciements les plus chaleureux à Marylin, pour son investissement sur ce projet qui a nécessité 1 an de préparation et qui met à jour ses dons hors pair d'organisatrice évènementiels...une carrière est peut-être née...
Pour visionner la vidéo et avoir plus de renseignements, rendez-vous sur le site des "Arts philanthropes".
 
 
Jeudi 17 juin : 
 
Dans deux jours quatre de nos jeunes adhérents seront sur la réserve de Pine Ridge, pour représenter notre association auprès de nos différents contacts, rencontrer les familles parraînées par  nos adhérents, jeter les bases d'une relation avec l'association Tusweca Tiospaye qui oeuvre pour la jeunesse lakota et avec laquelle notre association souhaite participer à leurs  projets.
 
D'autre part, ils auront la chance d'assister à un mariage traditionnel lakota et seront présents le 26 juin, à Oglala pour la 11 éme commémoration en soutien à Leonard Peltier.

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