• • TÉMOIGNAGES PARRAINAGE

    De part ces Témoignages touchants, si vous aussi vous souhaitez Parrainer un Enfant, ou un Ainé "Elder",
    vous avez la possibilité de vous renseigner en vous rendant à notre Rubrique "Parrainage" !

    Contact : Philippe CreveauPrésident "Piƞe Ridge Eƞfaƞce Solidarité"


  • • 2016 •

    • JUILLET •

     

    Le très beau témoignage d'une Marraine américaine, via nos Amis de One Spirit, sur une expérience vécue avec sa filleule.

     

    Lorsqu'un désastre imprévu menaçait les chances d’une jeune athlète, la détermination de sa Marraine l’a soutenu jusqu’au bout. Stéphanie W. du Vermont nous a envoyé son histoire de parrainage, qui raconte comment elle aide une jeune fille à poursuivre son but. Nous espérons que vous serez aussi inspiré que nous par cette histoire !

    Histoire et photographies de Stephanie W., Juillet 2013
    "En 2006, un ami nous a sollicité en nous demandant si nous voudrions parrainer trois sœurs et leur frère, âgés de 4 à 9 ans, de la Réserve de Pine Ridge. Leur jolie maman de 26 ans, avait été tuée, et ils étaient allés vivre avec leur grand-mère, et celle-ci avait besoin d'aide. Cette histoire dramatique aurait été le scoop de l’année ici, dans le Vermont, mais à Pine Ridge, elle est trop commune. Pour la grand-mère, avoir quatre enfants de plus à élever à l’âge de 56 ans était à peine acceptable. Elle a eu huit enfants à elle, mais a contribué à en élever plus de vingt au fil des ans. Nous sommes allé sur la Réserve à deux reprises, en prenant un des petits-enfants dans notre famille à chaque fois. Ces voyages représentaient un changement de vie pour eux. Lorsque nous les avons rencontrés, nous les avons trouvés beaux, drôles, enthousiastes et tellement innocents.

    Ils nous ont bien accueilli dans leur vie, mais le rôle de "Parrain" a été parfois difficile. D’un côté, nous avions leur confiance pour prendre les enfants jusqu’au lendemain sans qu’ils posent de question, mais, d'un autre côté, nous étions à l’écart - dans un rôle stéréotypé - une partie intégrante du système dans lequel ils vivent. Nous avons envoyé trop de "choses" au début et bien que nous ayons fait tout notre possible, nous savions rarement si les articles que l’on avait envoyés leurs étaient vraiment utiles. Mais nous avions accepté que si quelque chose ne leur convenait pas, il serait donné à quelqu'un d'autre qui en avait besoin. Nous nous sommes donc concentrés principalement sur l'envoi de nourriture chaque mois, sans oublier les anniversaires et les jours fériés, soutenant One Spirit, encourageant l'éducation, et aidant à résoudre les problèmes comme nous le pouvions, et priant pour que les enfants suivent la route rouge en se créant une vie saine et fructueuse malgré d'immenses défis à surmonter. Nous avons dû cesser de vouloir qu’ils mènent une vie comme la nôtre. Nous avons dû arrêter de juger la façon dont ils utilisaient ou n'utilisaient pas ce que nous partagions avec eux, ainsi que les décisions qu'ils prenaient concernant l’école, l'envoi des enfants chez d’autres parents à certains moments, ou comment ils dépensaient l'argent qu'ils avaient.

    Sur le chemin de son rêve : un début difficile !

    Nous avons toujours cherché à inspirer nos enfants et à soutenir leurs rêves. Ainsi, lorsque la sœur aînée, LaShell, nous a écrit au Printemps qu'elle voulait aller dans le camp de volley-ball de Sun Devil cet été, nous avons voulu rendre cela possible. "Je veux vraiment aller à l'université de l’État d'Arizona, et si je pouvais faire partie de leur équipe de volley-ball ce serait la réalisation d’un rêve." LaShell a 16 ans, et a été une excellente élève et une grande athlète. Elle a travaillé très dur et elle est un très bon exemple pour son frère et ses sœurs.

    Financièrement, ce n'était pas le meilleur moment pour nous, mais nous avions dit oui, et nous avons effectué les règlements pour le camp jusqu’au bout. Sa grand-mère avait demandé une aide financière à la Tribu, mais de toute façon les fonds manquaient. En Juin, LaShell nous a écrit et demandé s'il serait possible d’avoir de nouvelles chaussures de sport et un équipement pour le camp. Sachant que ses chaussures étaient en mauvais état, nous avons demandé à One Spirit s'ils pouvaient nous aider à procurer de nouvelles chaussures pour LaShell et ils l'ont fait. LaShell était ravie. Nous avons réussi à trouver un nouveau soutien-gorge de sport et des shorts. Elle était parée. Sa grand-mère allait la conduire dans l'Arizona, séjourner chez des parents, puis la ramener à la maison après le camp. Cela faisait 1.200 "miles" à l’aller, et la même chose au retour, mais l’avion aurait couté plus de $ 1.500 depuis Rapid City. Elle nous a assuré qu'elle avait fait réviser sa voiture et que les pneus étaient neufs. Elle ferait tout ce qu'il fallait pour sa petite-fille. Comme le camp approchait, il y avait quelques appels à l'aide - où allons-nous ? Que devons-nous emporter ? Nous sommes devenus les intermédiaires avec le camp. Les communications ne semblaient pas leur parvenir directement. Nous leur avons faxé l’itinéraire, et envoyé les formulaires et les informations par mail.

    Nous avons demandé à LaShell de nous informer par texto du déroulement de leur voyage. Tout alla bien jusqu'à ce qu'ils soient à Castle Rock, au Sud de Denver. Elles nous ont appelées. Elles étaient dans un Motel. Il y avait eu une odeur d'huile, un grand bruit, et la voiture s'était arrêtée sur l'autoroute. La voiture a été remorquée, le moteur avait grillé. Comment faire pour se rendre à Phoenix le lendemain ? Aucune carte de crédit pour louer une voiture, pas de bus ou de train à cet endroit. Le gérant de l’atelier de réparation a offert $ 200 pour la voiture. Fallait-il renoncer et simplement essayer de rentrer sur la Réserve ? Nous avons demandé à LaShell à quel point elle voulait aller au camp. Elle a dit, qu’en quelque sorte, qu’elle s’attendait à ce qu’une chose de ce genre arrive... donc c'était ok si elle ne pouvait pas y aller. Sa résignation et l'acceptation de son rêve brisé nous a rendu encore plus déterminés. Nous avons élaboré un plan avec elles. Elles trouveraient un moyen de revenir à Denver avec l'aide de parents. La tante de LaShell viendrait de la Réserve et elles remorqueraient la voiture jusqu’à la maison pour la réparer. On acheterait un billet d’avion pour LaShell de Denver à Phoenix. Le responsable du camp irait la chercher à l'aéroport. Sa tante à Phoenix la reconduirait à l'aéroport après le camp.

    Il semblait qu'il faudrait tout un village (national) pour faire d’un rêve une réalité. Nous ne savons pas encore comment le plan complet a fonctionné. LaShell a son vol de retour aujourd'hui. (Elle nous a demandé si elle pouvait emporter un ballon de volley dans l’avion). Elle doit encore être récupérée à Denver et rentrer à la maison. Ont-ils pu ramener la voiture ? Il est difficile d'obtenir des réponses à distance. Mais nous sommes reconnaissants pour tout ce qui s'est passé, et nous sommes en attente du prochain chapitre. Nous continuons à nous réjouir... et à prier."


    Récit en Anglais
    When unexpected disaster threatened a young athlete's opportunity, her sponsor's determination saw her through. Stephanie W. of Vermont sent us her story of sponsorship, and how she is helping one young woman pursue her goals for the future. We hope you are as inspired by this story as we are.

    Story and photographs submitted by Stephanie W. in July, 2013

    LaShell with her brother and sisters, in 2006

    "In 2006 a friend blessed us by asking if we would sponsor three sisters and their brother, ages 4 to 9, on the Pine Ridge Reservation. Their beautiful 26-year-old mother had been killed and they were going to be living with their grandmother and she needed help. The dramatic story of what had happened would be big news here in Vermont, but it is too common in Pine Ridge. For the grandmother, having four more children to raise at age 56 was just accepted. She had eight children of her own, but helped to raise more than twenty over the years. We have traveled to the reservation twice, taking a grandson to meet the family each time. The trips were life changing for them. When we met the children, we found that they were beautiful, funny, eager, and so innocent.

    They welcomed us into their lives, but the role of “sponsor” has been awkward at times. On the one hand, we are trusted to take the children on an overnight visit with no questions asked, but, on the other hand, we are apart from them - in a stereotypical role - an accepted part of the system they live within. We sent too much “stuff” in the beginning and although we have gotten over that, we seldom know which items we send are really useful. But we have accepted that if something doesn’t work for them, it will be passed on to someone else who needs it. So we have focused mostly on sending food each month, remembering birthdays and holidays, supporting One Spirit, encouraging education, and helping to solve problems as we can. And praying that the children will walk the red road and create healthy, productive lives even as they are surrounded by huge challenges. We have had to let go of wanting them to live lives like ours. We had to stop judging how they use or don’t use what we share with them, as well as the decisions they make about schools, sending the children to live with relatives elsewhere at times, or how they spend what money they have.

    On the way to her dream; a rough start!

    We are always looking to inspire our children and support their dreams. So when the oldest sister, LaShell, wrote in the spring that she wanted to go to a Sun Devil Volleyball camp this summer, we wanted to make it happen somehow. “I really want to go to college at Arizona State University, and if I could play volleyball for them would be a dream come true.” LaShell is 16 and has been an excellent student and a great athlete. She has worked very hard and is a great role model for her brother and sisters.

    New gear for camp!

    Financially this time was not the best for us, but we said yes and made the payments for the camp over time. Her grandmother applied to the tribe for financial help, but somehow the money in that fund was missing. In June LaShell wrote us and asked if it might be possible to get her some new running shoes and gear for camp. Knowing that her shoes were in bad shape, we asked One Spirit if they could help us get new shoes for LaShell. And they did. LaShell was ecstatic. We managed to get a new sports bra and shorts. She was set. Her grandmother was going to drive her to Arizona, staying with relatives and driving her home after the camp. It was 1200 miles each way, but flying would be over $ 1.500 from Rapid City. She assured us that she had her car tuned up and new tires put on. She would do whatever it took for her granddaughter. As camp neared, there were pleas for help – where do we go? What do we need to bring? We became the go-between with the camp. Communications didn’t seem to get to them directly. We faxed directions, forms, emailed information.

    We asked LaShell to text us as they traveled. All went well until they were in Castle Rock, south of Denver. They called. They were in a motel. The smell of oil, a loud noise, the car stopped on the interstate. The car was towed, the motor blown. How to get to Phoenix by the next day? No credit card to rent a car, no bus or train there. The repair shop manager offered $ 200 for the car. Should they give up and try just to get back to the reservation? We asked LaShell how much she wanted to go to camp. She said she sort of expected something like this would happen… so it was ok if she couldn’t go. Her resignation and acceptance that her dream would not happen made us more determined. We developed a plan with them. They would find a way back to Denver with help from relatives. LaShell’s aunt would drive down from the reservation and they would get the car and tow it back home and repair it. We would get a ticket so that LaShell could fly from Denver to Phoenix. The camp manager would meet her at the airport. Her aunt in Phoenix would get her back to the airport after the camp.

    It looked like it would take a (nationwide) village to make a dream come true. We don’t know yet how the full plan has worked out. LaShell is to fly back today. (She asked us if she can carry a volleyball onto the plane.) She still has to be met in Denver and to get home. Were they able to get the car back? It’s hard to get answers from a distance. But we are grateful for all that has happened and are waiting for the next chapter. We are still celebrating… and praying."

                                              
              LaShell at the Sun Devil volleyball camp!                         LaShell made it to camp! "It's very fun... and exhausting!"         "She sent us a picture with her friend... we celebrated." 


    2013 : Témoignage d'une Marraine Américaine !


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